Le chien Patouf
Un jour, Patouf a vu arriver au chenil un petit garçon avec ses parents : il s'est dit qu'il aimerait bien être adopté par ce petit garçon qui le regardait avec ses grands yeux tout joyeux.
Patouf, lui, il devait avoir les yeux tristes parce qu'il avait perdu sa maman. Elle s'est faite écraser par une voiture et Patouf s'est retrouvé tout seul. La famille où il est né n'a plus voulu de lui parce qu'il leur rappelait sa maman.
On l'a emmené dans un camion jusqu'au chenil et là, on l'a mis dans une cage en attendant qu'il trouve des maîtres. Jusque-là, il n'en n'a pas trouvé. Quand ils le voient, les enfants disent : je veux celui-ci, il a l'air gentil et les parents répondent : il va devenir trop grand, on n'a pas assez de place pour lui. Et Patouf reste là à attendre.
Ce petit garçon-là, il dit aussi : je veux celui-ci, mais ses parents ne disent pas : il va devenir trop grand. Peut-être qu'ils ont une grande maison ?
Eux, ils disent : c'est vrai qu'il a l'air gentil, mais il a l'air bien triste ! Regarde celui-là, le chien tout noir, il a l'air tout joyeux et il t'appelle.
Mais le petit garçon, lui, ne veut personne d'autre que Patouf. « Je suis sûr qu'il va être tout joyeux quand il sera chez nous ! Et puis, j'ai vu dans un livre que les chiens comme lui peuvent sauver les gens perdus dans la montagne : il pourra rendre service, j'en suis sûr ! »
_ Mais il va falloir lui construire une énorme niche ! Dit son père.
_ Je demanderai à Papi, je suis sûr qu'il va lui en faire une magnifique.
_ Bon, puisque c'est impossible de te faire changer d'avis, on va le prendre mais tu sais que tu devras prendre soin de lui aussi quand il sera devenu très gros ?
_ Oui, ce n'est pas un problème, je suis sûr que nous serons amis tous les deux.
_ Alors, on le prend !
Quand le petit garçon et le chien se sont retrouvés l'un près de l'autre, ils se sont serrés l'un contre l'autre : on voyait déjà qu'une grande amitié commençait.
Et pour Patouf, c'était le bonheur retrouvé, dans une belle maison avec une grande paririe tout autour. Alors, Patouf s'est dit : quand je serai gros, c'est moi qui veillerai sur le petit garçon !

Et ce fut le début d'une très belle histoire !