Carbone, où te caches-tu ?
Cette semaine, dans Telerama, une interview de Rajendra Pachaury, qui a obtenu le prix Nobel de la paix avec son organisation : le GIEC.
Le GIEC est une assemblée de scientifiques qui rassemble des données et peut ainsi alerter le monde sur les dangers de nos pratiques avec des arguments de poids : les données scientifiques. Ils proposent également des mesures pour réduire le réchauffement climatique.
Nous commençons tout juste à prendre conscience du problème, nous , les pays à l'origine du problème, et ne sommes pas encore prêts à changer de comportement.
Il faut certainement compter sur les jeunes pour nous aider : ils sont plus sensibles que nous à ce que nous faisons à notre petite terre et à ce que nous laisserons en partant. Le bilan carbone fait par chacun d'entre nous avec la recherche d'une diminution, ce n'est pas encore gagné !
En attendant, puisqu'il ne faut pas perdre de temps, les pays émergents qui sont en train de nous rejoindre et qui n'ont qu'un objectif : nous dépasser sur notre terrain, sont obligés de se poser aussi ces questions. Ils vont devoir trouver un autre mode de développement que celui qui nous a conduit à la catastrophe annoncée.
Il leur faut d'abord répondre aux besoins élémentaires de la population, mais ensuite ?
Tout le monde imagine que nous devrons changer de mode de vie : personne n'ose vraiment nous le dire, surtout pas les politiques et on n'a pas trop envie de l'entendre, mais cela viendra.

Rajendra Pachaury nous demande de faire tous notre bilan carbone : c'est encore un peu abstrait comme notion.
Mais nous pouvons commencer à consommer moins et à ne pas nous créer des besoins inutiles. En somme, avant d'acheter, se dire : est-ce que j'en ai vraiment besoin, est-ce vraiment important pour moi ?
Et faire évoluer en douceur notre mentalité de pays développé...
Et ne plus faire rêver la planète avec nos produits inutiles !
(Les images sont des "portraits d'arbres" du Coréen Myoung Ho Lee )
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