Les istes nous font évoluer !
C'est amusant comme on croit ce qu'on nous a appris dans notre jeunesse !
Moi, par exemple, j'ai appris que depuis Darwin, nous savons que les espèces vivantes découlent les unes des autres, selon un processus appelé évolution et essentiellement basée sur des caractères héréditaires portés par notre ADN.
Cela me paraissait un fait acquis, pas la peine d'en discuter, c'est ainsi !
Et voilà que j'entends partout que cette malheureuse théorie est remise en cause.
D'abord par les religions de tous bords (enfin, les religions qui nous sont proches : christianisme, judaïsme, islam). Ils ne veulent plus entendre parler du darwinisme, ni du néo-darwinisme, pour eux, l'homme a été créé par Dieu de toutes pièces et cela conduit beaucoup de jeunes à contester ce qui est écrit dans les manuels scolaires, à savoir que l'homme descend peu ou prou du singe.
Tout cela est bizarre et je l'avoue, me choque : la science est mise à mal par les fondamentalistes !
A cela s'ajoute le fait que la science évoluant elle aussi, les théories évoluent...
Et je me suis aperçue que ce que j'avais appris est loin d'être maintenant une vérité toute lisse pour les scientifiques !
En gros, il peut y avoir des caractères acquis par les parents qui sont transmis aux enfants : l'évolution des espèces en devient bien plus complexe que ce que j'ai appris ! C'est un peu comme si le code génétique de chacun pouvait s'interpréter, à la manière d'une partition de musique, de manière différente selon les individus ! Mais alors, on rejoint l'astrologie qui ne dit rien d'autre : chacun interprète à sa manière son potentiel défini au départ et qu'on peut décrypetr dans son thème natal !
Pour parfaire le tout, les chercheurs de vérité, qui ne sont pas forcément des scientifiques mais plutôt des philosophes ou encore des humanistes pluridisciplinaires , essayant à partir de ce que nous connaissons d'expliquer notre monde, partent dans plusieurs directions, toutes très plausibles, sur l'évolution de la matière vivante et donc de la nôtre !
Un petit aperçu du dossier qu'un groupe de chercheurs américains a préparé en distinguant 12 courants différents ( eh oui !) :
Les darwinismes progressistes :
Les mécanismes génétiques, beaucoup plus complexes que ce qu’on avait cru, nous cachent encore bien des choses. Revenant partiellement aux idées de Lamarck, ils constatent qu’un organisme peut activer ou désactiver ses gènes, en fonction de l’environnement et que l’évolution est aussi influencée par des systèmes d’hérédité non génétiques (comportementaux et symboliques) permettant de transmettre à la descendance des caractères acquis. Une discipline nouvelle, nommée biologie du développement évolutif, ou « évo-dévo », constate que la sélection naturelle opérant sur des mutations aléatoires de l’ADN n’est qu’une petite partie de l’histoire scientifique quand il s’agit d’expliquer l’évolution. L’incroyable diversité de la vie est le produit d’une interaction peut-être plus complexe, plus élégante et plus subtile qu’on imaginait, entre les gènes, les cellules, les générations et l’environnement : les systèmes d’hérédité eux-mêmes évoluent ! Plus étonnant : en favorisant l’humanité, la sélection naturelle a choisi une voie qui s’oppose à elle, puisque les humains s’insurgent contre les lois naturelles !
Les théoriciens de la complexité :
L’évolution ne découle pas simplement de la sélection naturelle et de mutations accidentelles, mais de la capacité spontanée de tout système dynamique complexe à produire des formes d’ordre supérieures. Les sciences de la complexité reposent sur des bases mathématiques plus anciennes, notamment la théorie générale des systèmes et les mathématiques fractales, mais leur essor dans les années 50 est clairement lié à l’avènement de l’informatique. Maîtres-mots : structures dissipatives, chaos, co-évolution. Poussé au-delà d’un certain seuil de déséquilibre, tout système engendre des formes « émergentes ». Cette auto-organisation du monde pousse certains de ces théoriciens vers une forme de panthéisme.
Les philosophes du processus :
Dieu n’est pas un créateur situé hors de l’espace et du temps, mais la dimension créative du processus évolutionnaire lui-même, à l’intérieur de l’espace-temps. Leur bête noire est le réductionnisme : pour eux, la qualité d’une somme est fondamentalement supérieure à la somme des qualités et la seule manière d’essayer de comprendre le réel est de le considérer de la manière la plus holistique possible. Sur les traces d’Henri Bergson (1859-1941) et d’Alfred North Whitehead (1861-1947), ces chercheurs voient le divin comme l’urgente et permanente propension du cosmos à engendrer de la nouveauté, de la beauté, de la variété, de la complexité. Mais ce processus ne viole jamais les lois causales relevées par la science.
Les intégralistes :
L’idée clé de ce dernier courant (qui est celui où se situent les auteurs de cette grille à douze entrées) est que l’évolution est un processus holistique incluant les dimensions objectives et subjectives de la réalité : à mesure que son extérieur complexifie ses formes, son intérieur approfondit sa conscience. Reprenant l’idée d’intégralité au yogi indien Sri Aurobindo (1872-1950), au philosophe allemand Jean Gebser (1905-1973) et au sociologue russo-américain Pitirim Sorokin (1889-1968), ces chercheurs ont l’ambition d’intégrer dans un même modèle des points de vue apparemment très différents, voire incompatibles, tels ceux : des néo-darwiniens, des théoriciens de la complexité et des philosophes du processus, en cherchant des passerelles entre eux, à l’intérieur d’un cadre plus large.
Je vous en ai indiqué 4 mais les auteurs de cette classification ont dressé 12 catégories de théoriciens !
J'avoue que tout cela me laisse un peu perplexe, tout en étant étonnée de la convergence de tout ceci vers la recherche de conscience de l'individu, et en même temps très intéressée (les travaux de Satprem sur le yoga des celleules me passionnent), et je me dis que, holistique ou pas, tout ce foisonnement des idées sur l'évolution du monde vivant nous prouve que nous sommes bien vivants et prêts à évoluer !
Moi, par exemple, j'ai appris que depuis Darwin, nous savons que les espèces vivantes découlent les unes des autres, selon un processus appelé évolution et essentiellement basée sur des caractères héréditaires portés par notre ADN.
Cela me paraissait un fait acquis, pas la peine d'en discuter, c'est ainsi !
Et voilà que j'entends partout que cette malheureuse théorie est remise en cause.
D'abord par les religions de tous bords (enfin, les religions qui nous sont proches : christianisme, judaïsme, islam). Ils ne veulent plus entendre parler du darwinisme, ni du néo-darwinisme, pour eux, l'homme a été créé par Dieu de toutes pièces et cela conduit beaucoup de jeunes à contester ce qui est écrit dans les manuels scolaires, à savoir que l'homme descend peu ou prou du singe.
Tout cela est bizarre et je l'avoue, me choque : la science est mise à mal par les fondamentalistes !
A cela s'ajoute le fait que la science évoluant elle aussi, les théories évoluent...
Et je me suis aperçue que ce que j'avais appris est loin d'être maintenant une vérité toute lisse pour les scientifiques !
En gros, il peut y avoir des caractères acquis par les parents qui sont transmis aux enfants : l'évolution des espèces en devient bien plus complexe que ce que j'ai appris ! C'est un peu comme si le code génétique de chacun pouvait s'interpréter, à la manière d'une partition de musique, de manière différente selon les individus ! Mais alors, on rejoint l'astrologie qui ne dit rien d'autre : chacun interprète à sa manière son potentiel défini au départ et qu'on peut décrypetr dans son thème natal !
Pour parfaire le tout, les chercheurs de vérité, qui ne sont pas forcément des scientifiques mais plutôt des philosophes ou encore des humanistes pluridisciplinaires , essayant à partir de ce que nous connaissons d'expliquer notre monde, partent dans plusieurs directions, toutes très plausibles, sur l'évolution de la matière vivante et donc de la nôtre !
Un petit aperçu du dossier qu'un groupe de chercheurs américains a préparé en distinguant 12 courants différents ( eh oui !) :
Les darwinismes progressistes :
Les mécanismes génétiques, beaucoup plus complexes que ce qu’on avait cru, nous cachent encore bien des choses. Revenant partiellement aux idées de Lamarck, ils constatent qu’un organisme peut activer ou désactiver ses gènes, en fonction de l’environnement et que l’évolution est aussi influencée par des systèmes d’hérédité non génétiques (comportementaux et symboliques) permettant de transmettre à la descendance des caractères acquis. Une discipline nouvelle, nommée biologie du développement évolutif, ou « évo-dévo », constate que la sélection naturelle opérant sur des mutations aléatoires de l’ADN n’est qu’une petite partie de l’histoire scientifique quand il s’agit d’expliquer l’évolution. L’incroyable diversité de la vie est le produit d’une interaction peut-être plus complexe, plus élégante et plus subtile qu’on imaginait, entre les gènes, les cellules, les générations et l’environnement : les systèmes d’hérédité eux-mêmes évoluent ! Plus étonnant : en favorisant l’humanité, la sélection naturelle a choisi une voie qui s’oppose à elle, puisque les humains s’insurgent contre les lois naturelles !
Les théoriciens de la complexité :
L’évolution ne découle pas simplement de la sélection naturelle et de mutations accidentelles, mais de la capacité spontanée de tout système dynamique complexe à produire des formes d’ordre supérieures. Les sciences de la complexité reposent sur des bases mathématiques plus anciennes, notamment la théorie générale des systèmes et les mathématiques fractales, mais leur essor dans les années 50 est clairement lié à l’avènement de l’informatique. Maîtres-mots : structures dissipatives, chaos, co-évolution. Poussé au-delà d’un certain seuil de déséquilibre, tout système engendre des formes « émergentes ». Cette auto-organisation du monde pousse certains de ces théoriciens vers une forme de panthéisme.
Les philosophes du processus :
Dieu n’est pas un créateur situé hors de l’espace et du temps, mais la dimension créative du processus évolutionnaire lui-même, à l’intérieur de l’espace-temps. Leur bête noire est le réductionnisme : pour eux, la qualité d’une somme est fondamentalement supérieure à la somme des qualités et la seule manière d’essayer de comprendre le réel est de le considérer de la manière la plus holistique possible. Sur les traces d’Henri Bergson (1859-1941) et d’Alfred North Whitehead (1861-1947), ces chercheurs voient le divin comme l’urgente et permanente propension du cosmos à engendrer de la nouveauté, de la beauté, de la variété, de la complexité. Mais ce processus ne viole jamais les lois causales relevées par la science.
Les intégralistes :
L’idée clé de ce dernier courant (qui est celui où se situent les auteurs de cette grille à douze entrées) est que l’évolution est un processus holistique incluant les dimensions objectives et subjectives de la réalité : à mesure que son extérieur complexifie ses formes, son intérieur approfondit sa conscience. Reprenant l’idée d’intégralité au yogi indien Sri Aurobindo (1872-1950), au philosophe allemand Jean Gebser (1905-1973) et au sociologue russo-américain Pitirim Sorokin (1889-1968), ces chercheurs ont l’ambition d’intégrer dans un même modèle des points de vue apparemment très différents, voire incompatibles, tels ceux : des néo-darwiniens, des théoriciens de la complexité et des philosophes du processus, en cherchant des passerelles entre eux, à l’intérieur d’un cadre plus large.
Je vous en ai indiqué 4 mais les auteurs de cette classification ont dressé 12 catégories de théoriciens !
J'avoue que tout cela me laisse un peu perplexe, tout en étant étonnée de la convergence de tout ceci vers la recherche de conscience de l'individu, et en même temps très intéressée (les travaux de Satprem sur le yoga des celleules me passionnent), et je me dis que, holistique ou pas, tout ce foisonnement des idées sur l'évolution du monde vivant nous prouve que nous sommes bien vivants et prêts à évoluer !
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