Lettre à la nuit
A la fenêtre, pendant la nuit.
Les étoiles, points d'or, percent les branches noires ;
Le flot huileux et lourd décompose ses moires
Sur l'océan blêmi ;
Les nuages ont l'air d'oiseaux prenant la fuite ;
Par moments le vent parle, et dit des mots sans suite,
Comme un homme endormi.
Tout s'en va. La nature est l'urne mal fermée.
La tempête est écume et la flamme est fumée.
Rien n'est, hors du moment,
L'homme n'a rien qu'il prenne, et qu'il tienne, et qu'il garde.
Il tombe heure par heure, et, ruine, il regarde
Le monde, écroulement.
L'astre est-il le point fixe en ce mouvant problème ?
Ce ciel que nous voyons fut-il toujours le même ?
Le sera-t-il toujours ?
L'homme a-t-il sur son front des clartés éternelles ?
Et verra-t-il toujours les mêmes sentinelles
Monter aux mêmes tours ? [...] (Victor Hugo)
Eh oui, les mêmes sentinelles, tournent et retournent dans notre ciel, c'est ce qui nous a fait prendre le ciel au-dessus de nos têtes comme référence de ce qui se passe en nous et créer l'astrologie. Ce ciel que nous voyons n'a pas tellement changé à l'échelle des hommes et les étoiles sont bien utiles comme repères à nos vies.
Aussi les astrologues, qui il y a trois cents ans encore étaient aussi astronomes, contemplent-ils le ciel avec grand intérêt.
Partir la nuit, dans la montagne, avec sa petite lampe de poche, observer le lever des planètes, l'emplacement des étoiles et rester en admiration devant cet univers de lumières qui dansent dans le noir, quelle expérience !
Se dire que ces lumières, elles sont aussi en nous, toute cette richesse nous appartient, elle est juste là, à notre portée.
Repartir heureux avec sa petite lampe de poche et rejoindre son lit aussi heureux que la petite fille à qui sa maman a lu une histoire....
Fais de beaux rêves, astrologue...
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