Le pouvoir

Publié le par fanfan




Très agité, ce début d'après-midi où je croyais être tranquille à la maison !
D'un côté, la rue où l'on abat des platanes, de l'autre, la télé, où le nouveau président de la République remonte les Champs Elysées dans sa décapotable.
Pauvres platanes, ils n'ont rien demandé, il parait qu'ils étaient vieux et qu'ils risquaient de tomber sur la route en cas de tempête ! Cela fait vraiment mal au coeur de voir tomber ces géants de dix mètres de haut, à l'aide d'engins, de grues, de camions et de tronçonneuses. Pouvoir de vie et de mort qu'ont les hommes sur les arbres qui sont notre cadre de vie. Bien sûr, on va en replanter, mais je suis bien triste pour ces beaux arbres !


Et le Président ? Le pouvoir, lui aussi, il va l'avoir ! Pour l'instant, c'est une journée de victoire mais qui doit être en même temps difficile.
Ce sont de grands moments pour lui, mais il ne faut pas qu'il se mélange dans le protocole et il doit être très concentré sur ce qu'il fait, et puis, tout le monde a les yeux sur lui : il n'a pas le droit à l'erreur.
Une journée émouvante aussi, où on sent qu'il a besoin de son entourage ( la présence de sa famille était plutôt sympathique même si sa prestation avec Cécilia n'a pas été très convaincante...) parce qu'il se retrouve seul, vraiment seul. Changement de statut, changement d'attitude... C'est lui tel qu'on le connaît et ce n'est plus tout à fait le même.


D'ailleurs, le poids doit être sur ses épaules pour la suite : quelle tâche et quelle responsabilité !
C'est une chose d'en rêver, ce doit être une autre d'y être.
Et ensuite, il va connaître les difficultés de tenir ses engagements : les difficultés commencent très vite en général et il devient très difficile de tenir ses promesses.
Mais laissons le savourer sa journée, les grosses difficultés sont encore devant et je lui souhaite de réussir, ce serait quand-même mieux pour nous tous.
En le voyant devant la tombe du soldat inconnu, je me demandais ce qu'aurait été cette journée si Ségolène avait été à sa place, mais ça m'a paru difficile : les choses étaient-elles jouées d'avance et le savions-nous, sans y croire ?


On ne peut refaire l'histoire et maintenant, il faut aller de l'avant, je crois que le nouveau président n'a que ça en tête, et je regarderai pousser mes petits platanes comme on regarde le temps passer...

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Publié dans chroniques

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