Quelle famille (suite) !

Et voici venu le tour des familles neptuniennes !
Si vous avez suivi mon histoire des familles, vous avez dû vous dire que les familles plutoniennes, c'était exactement la vôtre, ou pas vraiment, ou pas du tout : pour que vous ne restiez pas sur votre faim, voici donc la suite.

Avec la famille neptunienne, on n'est plus dans le matriarcat, mais dans le patriarcat.
La famille est organisée autour du père. Il y a une morale très cadrée, des préceptes non dits : il faut être parfait. Nous devrions tous être des anges.
La femme est l'outil du père et fait appliquer la loi. Dans l'esprit du père coexistent deux sortes de femmes : la femme-mère et la fille de joie.
Le père veut atteindre la perfection, il a donc du mal à vivre et doit se faire violence à lui-même.
D'un côté, il doit être parfait, et puis, il est habité par des instincts animaux, il a donc son épouse plus une amante. Cette division est superficielle et engendre une culpabilité qui rejaillit sur toute la famille.
Les enfants doivent répondre à un idéal qu'ils ne connaissent pas : pour les garçons, c'est la voie du patriarche, pour les filles, c'est devenir le modèle de Maman qui a été sacrifiée.
Il y a deux structures pour la femme : la bonne épouse qui se sacrifie ou la salope qui ne se marie pas ( elle aura de multiples relations mais ne sera jamais bien, son aspect pulsionnel sera mal vécu).
Les garçons peuvent sombrer dans l'alcool puisqu'ils croient qu'ils ne seront jamais à la hauteur de Papa. Les garçons comme les filles peuvent partir à la dérive.

Dans ces familles, on a une très bonne morale, une grande idée de la compassion, de la perfection. On est dans la quête du Graal avec un monde divisé en deux : le bien et le mal . Le bien ne peut être atteint, le mal engendre la culpabilité.
Les membres de cette famille sont envahis par un machisme fondamental avec un idéal de perfection et une division intérieure permanente.
Le bon chemin pour eux sera d'arriver à mesurer, à remettre une échelle de valeur. Il faut arrêter la culpabilisation qui mine en permanence lorsqu'on a un objectif inatteignable. Il faudra aussi pour les hommes accepter leur corps et ses pulsions.
Les femmes doivent sortir de l'idéal du père. Elles vivent une dévalorisation de qui elles sont fondamentalement. Il y a un poids qui pèse sur l'identité.
Il faudra réaliser l'incohérence de sa famille.

A venir : les familles uraniennes.
Les illustrations sont des cartes égyptiennes du XIe siècle.
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