Une vie simple

Publié le par fanfan


Quand je rends visite à la Fnac, je m'aperçois qu'il y a de plus en plus de livres sur la simplicité.
Derrière ces livres, il y a tout un courant qui cherche à nous faire mener une vie plus simple.
Comme chacun peut le constater, notre société de la compétitivité et du toujours plus nous demande de gagner toujours davantage d'argent pour pouvoir acheter encore plus de biens que nous sommes très fortement incités à désirer posséder.
Mener une vie simple, consiste à dire stop ! On se pose, on respire et on se dit : où allons-nous donc ainsi ?

Ensuite, chacun peut remettre sa vie en question à sa manière, chacun a ses seuils d'acceptation et c'est souvent une démarche progressive.

Un exemple : le mien.
Je me suis d'abord dit : ai-je besoin de tout cela ?
Et j'ai pu commencer à éliminer le superflu : beaucoup de choses dans les placards ont ainsi pu être écartées ou recyclées. Il y a les effets de mode , les choses qu'on devait absolument acheter et qui n'ont servi à rien, les choses trop chères parce que superflues, les choses qui ont permis de remplir les placards pour éviter qu'ils n'aient l'air vides ou parce qu'on a toujours au fond une vieille peur de manquer, même dans la surabondance.
Ensuite, je m'aperçois que certains comportements me deviennent étrangers : les endroits trop luxueux comme Dubaï, à la mode actuellement : scandaleux ou même les clubs de vacances, qui vous accueillent pour que vous n' ayez rien à faire : déprimants...
Je me  rends compte qu'on gaspille l'énergie : tous ces appareils branchés sans raison, tous ces voyages en avion pour aller chercher au loin ce qu'on a chez nous, tous ces trajets en voiture qu'on pourrait éviter...


Et la vie n'est pas plus vide : cela m'oblige à trouver des choses plus gratifiantes à faire, on peut penser à autre chose qu'à ce qu'on pourrait acheter et à aller faire les magasins le week-end.

Le plus difficile pour moi, ce sont les enfants : ils ont plus de mal à comprendre qu'il ne faut pas faire comme tout le monde parce qu'à leur âge, ils font justement comme les autres. Alors, je leur laisse un peu de temps mais je crois qu'ils comprennent...

Et si on écoute notre Nicolas Hulot national qui ne cesse de nous répéter que nous vivons, en France, comme si nous avions trois planètes, je crois que personne n'échappera à la question.
Et c'est un long cheminement que nous avons à faire, pour trouver  ce qui nous est essentiel à chacun.
Toutes sortes de théories existent sur ce sujet, il doit faire son chemin en nous petit à petit, pour nous faire évoluer sans contrainte.

Pour finir, je laisse parler  Dan Millman et son Guerrier pacifique, livre qui m'a bien aidée il y a pas mal d'années :

"Si tu as assez d'argent pour satisfaire tes désirs, tu es riche. Mais il y a deux manières d'être riche: tu peux gagner, hériter, emprunter, mendier ou voler assez d'argent pour assouvir des désirs coûteux ; ou tu peux vivre une vie simple avec peu de désirs ; de cette manière, tu as toujours plus d'argent qu'il ne t'en faut."
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Publié dans chroniques

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S
... j'adhère complètement !<br /> Il faut se demander si on en a vraiement besoin ou envie quand on veut s'acheter quelque chose ou partir quelque part.  car cela coûte, en argent bien sûr mais aussi en temps et en énergie et on n'en a pas à revendre !  Il faut sans cesse  faire des choix.<br />  <br />  
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F
Je suis contente parce que je m'aperçois que tout le monde adhère à l'idée : chacun y est venu par une voie différente, souvent obligé par les circonstances et chacun la décline à sa façon, mais elle fait son chemin....