Notre terre encore

Publié le par fanfan

J'aime cette terre

Même si j'étais un oiseau
avec son gosier enroué
je chanterais cette terre fouettée
par les tempêtes
ces fleuves où déferlent
nos colères et nos peines
ce vent furieux qui n'en
finit pas de souffler
et cette aube infiniment
tendre venue de la forêt...

Enfin avec la mort je
laisserais mes plumes
se décomposer
dans la terre
Ah! Pourquoi mes yeux sont-ils
toujours embués de larmes
parce que j'aime cette terre d'un
amour très profond...

17 Nov. 1938
Ai Qing
Traduit par Zhang Yungshu
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Publié dans chroniques

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