Président de la République

J'ai regardé les deux émissions documentaires consacrées à Jacques Chirac sur France 2 hier et avant-hier soir.
C'est toujours bien de reprendre les événements qu'on a vécu après coup : je me rappelle de toutes ces années bien sûr, mais lorsqu'on les décrypte après coup, c'est toujours plein d'enseignements.
Il est étonnant, cet homme qui a éliminé tous ses amis en cours de route pour arriver au pouvoir, mais on n'y parvient pas si on n'est pas un tueur, ont-ils tous dit.
Mystérieux, cet homme qui a fait croire qu'il n'était pas intellectuel et ne s'intéressait qu'à la bonne chère et qui se passionne depuis toujours pour les arts premiers et les civilisations lointaines.
Déplaisant quand il utilise les budgets mis à sa disposition pour son parti ou son train de vie personnel
Surprenant encore quand on le revoit défendre partout dans le monde les peuples opprimés et le tiers monde, et qu'il ne lève pas le petit doigt quand nos banlieues s'enflamment.
Très contradictoire aussi quand on le voit toujours à l'aise avec tout le monde, toujours à serrer des mains et saluer, et quand on voit comme il a écarté ses amis politiques un à un.
Déstabilisant aussi de voir que malgré le portrait peu complaisant qui en était fait, il s'en est sorti plutôt avec ma sympathie, cet homme qui a mis toute son énergie à la conquête du pouvoir mais a été capable de s'effondrer parfois, qui avait l'air souvent dépassé dans la gestion d ece pouvoir qu'il avait tant cherché, qui n'aime visiblement rien autant que le contact avec ses concitoyens, qui s'est donné complètement à son travail, et qui a gardé tout au long de sa vie son jardin secret et ses passions.
Et aussi, l'impression de quelqu'un qui a rendu sa fonction plus humaine que ses prédécesseurs.
C'était le portrait d'un homme, quoi !

"Rien ne peut justifier le développement de la pensée raciste."
Jacques Chirac
Jacques Chirac
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