Un abri pour l'orage

Publié le par fanfan


J'avais envie de partager avec vous une chanson de Bob Dylan, ma vieille idole, mon américain des années soixante, l'icône de mes années 68 à moi, celui dont j'admirais la rebellion, mais aussi les magnifiques chansons d'amour. Et j'ai trouvée celle-ci, traduite par Francis Cabrel, une grande bouffée d'air des grands espaces et une nostalgie de ces temps où le monde me paraissait tellement plus simple...

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Une pâle lueur tombait d'une pâle fenêtre
J'avais les yeux d'une couleur facile à reconnaître
Celle de ces wagons éteints sur les voies de garage
Entrez, dit-elle et venez vous abriter de l'orage

J'avais traversé les débris de nos nuits féériques
Trébuché sur nos éboulis, sur nos dégâts magnifiques
Avec encore sur le front son tendre tatouage
Entrez, dit-elle et venez vous abriter de l'orage

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Je parlais du vent sur un lac et d'une voile blanche
Des caresses que ses cheveux recouvrent en avalanche
Du ticket pour l'éternité perdu dans le naufrage
Entrez, dit-elle et venez vous abriter de l'orage

Je demandais est-ce que plus tard tout redevient solide ?
Est-ce qu'on peut exister longtemps suspendu dans le vide
Dans ce vertige continu, cet arrêt sur image ?
Entrez, dit-elle et venez vous abriter de l'orage

Vous aurez d'autres aujourd'huis, d'autres heures de peine
A la longue on se reconstruit sur des choses certaines
Le printemps après l'incendie, la planche qui surnage
Entrez, dit-elle et venez vous abriter de l'orage

Une pâle lueur tombait d'une pâle fenêtre
J'avais les yeux d'une couleur facile à reconnaître
Celle de ces wagons éteints sur les voies de garage
Entrez, dit-elle et venez vous abriter de l'orage

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