Accepter et partager
Depuis quelques jours, je suis poursuivie par cette phrase qui revient souvent dans les conseils de sagesse et que j'ai déjà beaucoup tenté de mettre en pratique avec plus ou moins de bonheur : Accepter ce qui est.
Trois "jalons" que j'ai rencontrés sur ma route au cours de ces journées :
J'ai d'abord retrouvé l'histoire du labyrinthe ou comment accepter ce qui est maintenant :
"La différence majeure entre le rat et l'être humain est que le rat cessera assez rapidement de suivre le tunnel qui ne contient pas de fromage alors que l'être humain pourra continuer à suivre le même tunnel toute sa vie pour trouver un fromage qui n'y est pas. A un moment ou à un autre, le rat va abandonner le troisième tunnel car il n'a pas de mental pour analyser, interpréter et tenter de prouver que le fromage doit être au bout du troisième tunnel puisqu'il avait l'habitude d'y être...
Le rat accepte ce qui est et commence à chercher ailleurs."
Ken Keyes
C'est une belle illustration de nos comportements et cela explique aussi à quoi servent les psychothérapeutes !
Oser regarder son passé en face, c'est aussi accepter ce qui est.
Et la question est : comment utiliser ces épisodes douloureux pour donner plus de sens à ma vie ici et maintenant ?
Je suis tombée sur cette histoire :
"Un prince possédait un énorme diamant dont il était très fier. Cette pierre précieuse reposait dans une vitrine sécurisée. Un jour, le prince demanda à son serviteur de lui donner ce diamant car il désirait le soupeser et l'admirer de plus près. Le prenant dans ses mains, quelle ne fut pas sa stupeur de découvrir une énorme rayure sur la partie du diamant qu'il ne voyait pas d'habitude !
Le prince en devint très malheureux, il ne pouvait s'empêcher de penser à cette pierre précieuse et à ce défaut dont il n'avait pas été conscient. Il décida de faire venir son conseil et de leur exposer son problème.
Certains conseillers voulaient entreprendre une grande enquête pour trouver les coupables, ceux qui avaient rayé ce diamant.
D'autres voulaient créer une commission scientifique pour essayer de comprendre ce qui pouvait être plus dur que du diamant et le rayer.
D'autres encore préconisaient de remettre le diamant dans sa vitrine et de tenter d'oublier qu'il avait un côté imparfait.
Le plus âgé et le plus sage des conseillers prit la parole :
"Votre majesté, je crois que la meilleure des solutions consisterait à utiliser ce défaut sur votre diamant pour en faire quelque chose qui augmente sa valeur."
Tous les conseillers se mirent à rire et à se moquer de cette proposition qu'ils jugeaient farfelue. Le prince leur fit signe de se taire et s'adressa au vieil homme :"_ Et comment penses-tu que cela puisse se faire ?
_ Votre majesté, je connais un orfèvre incroyablement doué qui habite près d'ici, nous pourrions le faire venir.
_ Soit ! dit le prince. Qu'on aille le chercher."
On vit alors arriver un artisan simplement vêtu, au regard chaleureux, et à l'allure confiante. Lorsqu'on lui eut présenté le problème, il répondit qu'il pouvait faire quelque chose. Le prince n'était pas très rassuré, mais il fit confiance à l'orfèvre.
Trois jours plus tard, l'artisan s'avançait vers lui, tenant sur un plateau recouvert de velours le diamant qui scintillait de mille feux. De la rayure, l'homme avait fait la tige d'une rose splendide qu'il avait gravée sur le diamant. Maître dans son art, il avait su créer cette fleur de manière à ce qu'elle augmente la beauté et l'éclat du diamant.
Le prince était émerveillé. Il récompensa l'orfèvre et demanda qu'on pose à nouveau le diamant dans la vitrine et qu'on mette le côté sculpté en évidence pour pouvoir l'admirer. Il n'y avait plus rien à cacher. La rayure "honteuse" était devenue le support d'une rose splendide !"

Et pour conclure, ces mots d'Arnaud Desjardins, que l'on interrogeait sur l'apport des sagesses à l'humanité et qui disait ceci :
"Ce qui m’a passionné, c’était de découvrir peu à peu que ces enseignements si différents se rejoignaient sur plusieurs points essentiels, qui sont vraiment des clés pour se transformer. Trois sont fondamentales. C’est d’abord « connais-toi toi-même ». Ensuite, « vis dans l’ici et maintenant ». Enfin, « accepte ce qui est », que mon maître Swâmi Prajnânpad traduisait par : « Il faut dire oui à l’indiscutable réalité de l’instant. »