De la musique à Jupiter
Aujourd'hui, on fête la musique, c'est l'occasion de nous retrouver à travers nos émotions, et de vibrer avec Baudelaire.

La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile ;
La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;
Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre ;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions
Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !
Charles Baudelaire

Hier soir, j'étais au restaurant avec mes camarades astrologues et en sortant, nous fûmes assaillis par les bruits de klaxons, venant, nous l'avons vite compris, des Turcs qui venaient de se qualifier (je parle de foot, bien sûr). Têtes dehors, bras levés, drapeaux rouges brandis, ils klaxonnaient leur joie dans les rues de la ville, au milieu des étudiants qui fêtaient la fin de l'année, des lycéens qui fêtaient la fin du bac, et des Grenoblois qui fêtaient le retour du soleil et des nuits douces.
Sortie de tout ce tohu-bohu (qu'est-ce que ce sera ce soir avec la fête de la musique ?), je me suis tournée vers la lune, qui me faisait signe de là-haut, toute ronde et fidèle au poste. Je me suis souvenue qu'il y avait dans le ciel une conjonction entre elle et Jupiter hier soir. Et j'étais heureuse de constater que l'univers était en ordre et que ce qui était attendu était bien là, au-dessus de nous.

"Jupiter a créé la terre. Mais la beauté de la terre se crée elle-même, à chaque minute. Ce qu'il y a de prodigieux en elle, c'est qu'elle est éphémère." Jean Giraudoux


La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile ;
La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;
Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre ;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions
Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !
Charles Baudelaire

Hier soir, j'étais au restaurant avec mes camarades astrologues et en sortant, nous fûmes assaillis par les bruits de klaxons, venant, nous l'avons vite compris, des Turcs qui venaient de se qualifier (je parle de foot, bien sûr). Têtes dehors, bras levés, drapeaux rouges brandis, ils klaxonnaient leur joie dans les rues de la ville, au milieu des étudiants qui fêtaient la fin de l'année, des lycéens qui fêtaient la fin du bac, et des Grenoblois qui fêtaient le retour du soleil et des nuits douces.
Sortie de tout ce tohu-bohu (qu'est-ce que ce sera ce soir avec la fête de la musique ?), je me suis tournée vers la lune, qui me faisait signe de là-haut, toute ronde et fidèle au poste. Je me suis souvenue qu'il y avait dans le ciel une conjonction entre elle et Jupiter hier soir. Et j'étais heureuse de constater que l'univers était en ordre et que ce qui était attendu était bien là, au-dessus de nous.

"Jupiter a créé la terre. Mais la beauté de la terre se crée elle-même, à chaque minute. Ce qu'il y a de prodigieux en elle, c'est qu'elle est éphémère." Jean Giraudoux

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