Et le nid s'alluma
Poème d'Ibrahim Souss, écrivain palestinien de langue française, j'aime ce chant triste et qui m'appelle...

Et le nid s'alluma,
la tortueuse mélodie s'évapora
pour l'atteindre.
Et le nid se brisa,
la sinueuse mélodie voulut
l'anéantir.
Et le nid disparut,
sans que la mélodie
pût arriver
à l'autre
qui de loin
mourait.
Tu es celle qu'une flûte me révéla
un beau jour de printemps
au-delà de la révélation,
tendre, intimidante tu me défias
par la réflexion interpellée.
J'écoutais ta voix
parler de liberté
répéter jusqu'à l'infini
tout en me racontant
comme jadis
l'histoire triste
des oiseaux
du Mont des Oliviers.
Et de mémoire repus,
de souvenirs aussi,
comme s'ils regorgeaient d'éternité,
ils moururent tous
le jour
quand
d'arbre en arbre
désespéré,
lui
le soleil
ne sut
se cacher
pour
mourir.
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