Et pourquoi ?

Publié le par fanfan

Pourquoi ne pas se laisser bercer par la chanson ?


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Il nous faut regarder
Ce qu'il y a de beau
Le ciel gris ou bleuté
Les filles au bord de l'eau
L'ami qu'on sait fidèle
Le soleil de demain
Le vol d'une hirondelle
Le bateau qui revient


Il nous faut écouter
L'oiseau au fond des bois
Le murmure de l'été
Le sang qui monte en soi
Les berceuses des mères
Les prières des enfants
Et le bruit de la terre
Qui s'endort doucement.

Pourquoi ne pas se laisser prendre à la beauté simple des choses de la vie ?


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Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c'est beau, c'est beau la vie.

 
Pourquoi ne pas se laisser vivre ?

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Notre temps
Nous promet des joies par milliers
C'est grisant
De tout connaitre et tout tenter
Si les gens nous critiquent sans soucis
Vive la vie, la vie

Et pour finir, pourquoi ne pas penser à moi, tout simplement ?

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Je cherche Fanfan la gourmande
Qui avait les yeux en amande
Et dans les poches de son manteau
Des fruits, des morceaux de gâteau.
A l'école, après le plein air,
On allait se cacher derrière
Les piliers, au fond au préau,

Et on partageait son trésor.
Ses fruits, j'en ai le goût encore.
On les posait sur nos genoux.
Les autres se moquaient de nous :
"Vous allez vous marier bientôt."
 
Je cherche Fanfan la sauvage
Qui cachait toujours son visage
Pour ne pas montrer qu'elle pleurait,
Elle qu'on ne regardait jamais,
Devant les grilles noires du lycée,
Au seul moment de la journée
Où les enfants se parlent entre eux.

Elle restait seule près du portail,
Serrant dans ses mains la médaille
D'une chaîne accrochée au cou
Comme si elle avait peur de tout.
J'allais caresser ses cheveux.

Et puis elle a quitté la ville.
J'ai perdu Fanfan la fragile.
C'était un vendredi d'avril.

Je cherche Fanfan la lointaine,
Qui venait, comme à la fontaine,
Chercher l'amitié dans mes yeux.
Je sentais dans mon corps un feu
Mais j'étais plus timide qu'elle.
Je lui aurais dit : "Tu es belle."
L'amour, ce n'est pas difficile.

Un soir, dans le fond d'une impasse,
Et qui peut dire que le temps passe,
Je me souviens de ce baiser
Comme si je venais de quitter
Ses lèvres, tremblant et malhabile.

Fanfan, je voudrais te revoir avant
Que l'on ait fauché les grands prés,
Fanfan, et te dire enfin que je t'aime,
Mais qui peut dire que le temps passe?
Pour moi, le temps perdu s'efface
Et je pense à toi au présent,
Fanfan.


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D'où viennent ces vers ? de paroles de chansons de Jacques Brel, Jean Ferrat,  Charles Aznavour et Michel Jonasz.
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