L'an se rajeunissait en sa verte jouvence

Publié le par fanfan

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J'ai retrouvé par hasard ce poème que j'avais appris au collège et dont je me souviens toujours parce qu'il m'avait valu une super note de récitation.

Je vous le livre, c'est une bouffée de jeunesse pour commencer l'année !

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L'an se rajeunissait en sa verte jouvence
Quand je m'épris de vous, ma Sinope cruelle ;
Seize ans étaient la fleur de votre âge nouvelle,
Et votre teint sentait encore son enfance.

Vous aviez d'une infante encor la contenance,
La parole, et les pas ; votre bouche était belle,
Votre front et vos mains dignes d'une Immortelle,
Et votre oeil, qui me fait trépasser quand j'y pense.

Amour, qui ce jour-là si grandes beautés vit,
Dans un marbre, en mon coeur d'un trait les écrivit ;
Et si pour le jourd'hui vos beautés si parfaites

Ne sont comme autrefois, je n'en suis moins ravi,
Car je n'ai pas égard à cela que vous êtes,
Mais au doux souvenir des beautés que je vis.


Pierre de Ronsard

  
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