Lettre au moine qui sommeille en nous
Hier soir, sur Arte et donc assez confidentiellement, on pouvait voir un film coréen de Kim Ki-duk : Printemps, été, automne, hiver... et printemps.
Très intéressée depuis quelque temps (on se demande pourquoi) par tout ce qui touche à la Corée, je décidai de regarder.
Dès la première image, on est emporté par la beauté et le calme.
Il n'y a rien : un petit temple, tout petit, au milieu d'un lac, au milieu de nulle part, flottant sur l'eau, dans une nature grandiose.
Dans le temple, un vieux moine bouddhiste avec un petit garçon : on devine qu'il forme celui qui devra lui succéder.
Et de ce temple, on peut sortir grâce à une barque, et rejoindre la porte du lac, une porte toute seule au milieu de la nature. Derrière la porte, une nature luxuriante, faite de minéral, d'eau qui coule et jaillit de partout, de plantes à cueillir pour se soigner, de grande statues de Bouddha et de serpents, de grenouilles et de poissons.
Au temple, la vie est simple, rythmée par le sommeil, les prières, les sorties en barque, avec pour compagnons la poule et le chat.
Et au fil des saisons que vit le temple, le jeune moine va vivre sa vie. Pas gaie, sa vie. Avant d'atteindre la sérénité du coeur, il devra apprendre à subir les punitions qu'il reçoit pour ses penchants vers la violence et ses pulsions destructrices. Un apprentissage douloureux, où le moine découvre qu'il peut être son propre bourreau.
Avec l'omniprésence de l'eau, du thème de la noyade, sous toutes les formes qu'elle peut prendre : apprentissage, punition ou sauvetage.
Derrière toute la violence que le moine a en lui, le temple et son décor immuable et beau nous ramènent à cette notion de temps qui passe où tout change tout en gardant une ligne immuable en toile de fond, impermanence des choses...
Très beau film, où le bouddhisme n'est pas montré sous un jour particulièrement gai, mais où l'on peut se dire qu'après avoir maîtrisé toutes ses passions, le moine peut enfin trouver le calme et la vie paisible et continuer le cycle des initiations...
J'en suis sortie pleine de sérénité et de paix intérieure.
Très intéressée depuis quelque temps (on se demande pourquoi) par tout ce qui touche à la Corée, je décidai de regarder.
Dès la première image, on est emporté par la beauté et le calme.
Il n'y a rien : un petit temple, tout petit, au milieu d'un lac, au milieu de nulle part, flottant sur l'eau, dans une nature grandiose.
Dans le temple, un vieux moine bouddhiste avec un petit garçon : on devine qu'il forme celui qui devra lui succéder.
Et de ce temple, on peut sortir grâce à une barque, et rejoindre la porte du lac, une porte toute seule au milieu de la nature. Derrière la porte, une nature luxuriante, faite de minéral, d'eau qui coule et jaillit de partout, de plantes à cueillir pour se soigner, de grande statues de Bouddha et de serpents, de grenouilles et de poissons.
Au temple, la vie est simple, rythmée par le sommeil, les prières, les sorties en barque, avec pour compagnons la poule et le chat.
Et au fil des saisons que vit le temple, le jeune moine va vivre sa vie. Pas gaie, sa vie. Avant d'atteindre la sérénité du coeur, il devra apprendre à subir les punitions qu'il reçoit pour ses penchants vers la violence et ses pulsions destructrices. Un apprentissage douloureux, où le moine découvre qu'il peut être son propre bourreau.
Avec l'omniprésence de l'eau, du thème de la noyade, sous toutes les formes qu'elle peut prendre : apprentissage, punition ou sauvetage.
Derrière toute la violence que le moine a en lui, le temple et son décor immuable et beau nous ramènent à cette notion de temps qui passe où tout change tout en gardant une ligne immuable en toile de fond, impermanence des choses...
Très beau film, où le bouddhisme n'est pas montré sous un jour particulièrement gai, mais où l'on peut se dire qu'après avoir maîtrisé toutes ses passions, le moine peut enfin trouver le calme et la vie paisible et continuer le cycle des initiations...
J'en suis sortie pleine de sérénité et de paix intérieure.
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