Lettre à ma grand-mère
Chère Mémé,
En évoquant ce qu'il mange en Corée, Nico nous disait que les algues sont importantes dans l'alimentation là-bas.
Alors j'ai pensé à toi qui vivait au bord de la mer et à qui nous devons nos vacances d'enfants : pourquoi ne mangions-nous pas d'algues en Bretagne ?
Elles étaient pourtant très présentes : toute une partie de l'année, la plage était recouverte de laitues de mer apportées par les vagues. Dans nos rochers, le goemon prospérait et lors des grandes marées, nous trouvions ces énormes algues qui ressemblent à des philodendrons et que l'on appelle des laminaires.
Il faut dire que tout cela était un peu gluant, mouillé et que je me souviens encore de la laitue de mer qui en séchant abritait des colonies de puces de mer pas très appétissantes.
On se servait pourtant du goemon comme engrais un peu plus loin, dans le Finistère et quand nous allions rendre visite à notre oncle, on voyait ces tas de goemons, alignés sur le sable que des tracteurs emportaient dans les champs.
Mais pour en voir à vendre pour la dégustation, il a fallu attendre. J'ai cru en allant en Vendée, dans les marais-salants où la salicorne est devenue courante, en légume, comme les haricots verts, avoir trouvé des algues comestibles mais pas du tout, c'est juste une plante qui aime l'eau !
On commence à trouver les algues à manger, avec l'arrivée de la mode des sushis, des cuisines asiatiques, dans les magasins bio et dans les magasins de produits asiatiques bien sûr.
On n'est pas habitués et cela ne parait pas très appétissant, on ne sait pas trop comment les manger, et pourtant, elles sont pleines de bonnes choses pour notre santé, un vrai trésor !



Les sushis nous ont familiarisé avec le nori mais cela ne va guère plus loin, pour moi en tous cas.
Parce que les cuisiniers Bretons s'y sont mis et des livres entiers leur sont consacrées et les produits de soins et de massages aux algues sont devenus très courants, sans parler des enveloppements et des bains bouillonnnants aux algues que les cures de thalasso nous délivrent abondamment (pas très appétissant non plus, je trouve !).
Moi, je garde le souvenir des petites vésicules de goemon que nous nous amusions à faire éclater et de ces grandes bandes marron que l'on pêchait en bord de mer et qui nous faisaient des traînes de sirènes.
Je crois qu'elles vont finir par venir à nous et que nous finirons par les apprécier dans nos plats, mais il faut encore un peu de temps pour nous y mettre !
Tu vois, Mémé, on n'a pas fini d'évoluer et je t'imagine nous voyant déguster des algues : tu serais dégoûtée !
Que veux-tu, le monde est devenu petit et c'est une des choses les moins négatives de cette évolution que nous puissions partager nos cultures !
En évoquant ce qu'il mange en Corée, Nico nous disait que les algues sont importantes dans l'alimentation là-bas.
Alors j'ai pensé à toi qui vivait au bord de la mer et à qui nous devons nos vacances d'enfants : pourquoi ne mangions-nous pas d'algues en Bretagne ?
Elles étaient pourtant très présentes : toute une partie de l'année, la plage était recouverte de laitues de mer apportées par les vagues. Dans nos rochers, le goemon prospérait et lors des grandes marées, nous trouvions ces énormes algues qui ressemblent à des philodendrons et que l'on appelle des laminaires.
Il faut dire que tout cela était un peu gluant, mouillé et que je me souviens encore de la laitue de mer qui en séchant abritait des colonies de puces de mer pas très appétissantes.
On se servait pourtant du goemon comme engrais un peu plus loin, dans le Finistère et quand nous allions rendre visite à notre oncle, on voyait ces tas de goemons, alignés sur le sable que des tracteurs emportaient dans les champs.
Mais pour en voir à vendre pour la dégustation, il a fallu attendre. J'ai cru en allant en Vendée, dans les marais-salants où la salicorne est devenue courante, en légume, comme les haricots verts, avoir trouvé des algues comestibles mais pas du tout, c'est juste une plante qui aime l'eau !
On commence à trouver les algues à manger, avec l'arrivée de la mode des sushis, des cuisines asiatiques, dans les magasins bio et dans les magasins de produits asiatiques bien sûr.
On n'est pas habitués et cela ne parait pas très appétissant, on ne sait pas trop comment les manger, et pourtant, elles sont pleines de bonnes choses pour notre santé, un vrai trésor !



Les sushis nous ont familiarisé avec le nori mais cela ne va guère plus loin, pour moi en tous cas.
Parce que les cuisiniers Bretons s'y sont mis et des livres entiers leur sont consacrées et les produits de soins et de massages aux algues sont devenus très courants, sans parler des enveloppements et des bains bouillonnnants aux algues que les cures de thalasso nous délivrent abondamment (pas très appétissant non plus, je trouve !).
Moi, je garde le souvenir des petites vésicules de goemon que nous nous amusions à faire éclater et de ces grandes bandes marron que l'on pêchait en bord de mer et qui nous faisaient des traînes de sirènes.
Je crois qu'elles vont finir par venir à nous et que nous finirons par les apprécier dans nos plats, mais il faut encore un peu de temps pour nous y mettre !
Que veux-tu, le monde est devenu petit et c'est une des choses les moins négatives de cette évolution que nous puissions partager nos cultures !
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