Dimanche 13 août 2006 7 13 /08 /Août /2006 09:29



Connaissez-vous le Yi-King ?
C'est :

- un outil qui aide à prendre des décisions
- une vieille sagsse ancestrale
- un livre qui explique comment évoluent les choses du monde
- un ensemble de symboles que l'on rassemble pour former des figures
Je peux continuer ainsi ma liste parce que c'est très riche, le Yi-King.
D'ailleurs, certains consacrent toute leur vie à son étude.

Ca se présente comme un jeu de hasard.
On fait un tirage et on obtient un hexagramme qui ressemble à ceci :


Un hexagramme, c'est 6 traits, des traits pleins et des traits avec un espace au milieu.
Et là, on utilise la façon de voir le monde des Chinois : le Yin et le Yang.
Les traits plains sont yang : ______  et les traits avec un espace au centre sont yin : __   __.
Et voilà, selon la façon dont se combinent les traits yin et yang, on a des significations différentes.

On part du principe que les choses et doncnotre univers sont en transformation permanente. Donc aucun état ne dure et chaque situation est toujours appelée à évoluer vers du moins bien ou vers du mieux, vers du plus stable ou vers du moins stable.

C'est cela que les hexagrammes nous racontent : tu es dans telle situation, et voilà comment elle va évoluer, et donc quelle décision tu peux prendre.
Et donc, on peut poser des questions, du genre : Que dois-je faire maintenant, quelle décision je peux prendre, qu'est-ce qui m'attend si je fais telle ou telle chose.

Les réponses sont étonnantes, et très pertinentes.



A suivre : le Yin et le Yang, le tirage du Yi-King.


Par fanfan - Publié dans : histoire psy
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Vendredi 11 août 2006 5 11 /08 /Août /2006 16:38

Faire un pull


J'aime bien tricoter des pulls : ça occupe les mains et on peut penser à autre chose ou regarder la télé, j'ai l'impression de faire quelque chose d'utile et d'être créative.

Il y a un hic : c'est que maintenant, personne ne veut de mes pulls !

Même pas moi, parce qu'il faudrait qu'ils soient tricotés en laine très fine pour que je n'aie pas trop chaud et la laine très fine, on n'en trouve pas !

Et pourtant, quel bonheur !

On choisit un modèle dans le catalogue ou encore mieux, je me dis qu'il faut que j'invente.

Alors, je passe des heures à trouver le modèle avec la laine, le coloris qui va bien. Trouver le point, et comment je vais faire le bas, l'encolure et la longueur des manches ?

Ensuite, je vais au magasin : là, ce n'est pas toujours ce que j'attendais, il faut parfois changer ses projets en direct et j'ai peur de me tromper, de faire le mauvais choix. Mais tanpis, on discute un peu avec la vendeuse, jamais à la hauteur de ce qu'on attend, d'ailleurs, la vendeuse, et puis, elle apporte les pelotes et c'est déjà un plaisir de les voir toutes rassemblées dans un sac : c'est doux, je me délecte des couleurs, de l'assemblage choisi et j'ai envie de fourrer mon nez dedans pour sentir la douceur. Je n'ose pas dans le magasin, bien sûr, mais une fois rentrée chez moi, bien sûr que je le ferai !

Après, je sors toute joyeuse du magasin, j'ai hâte d'être chez moi pour commencer...

C'est vrai que c'est très difficile de se retenir, en arrivant, de ne pas commencer tout de suite. Mais c'est dommage aussi, parce que c'est le meilleur moment, celui où on monte les mailles pour commencer .

Enfin, je ne peux plus attendre et je m'installe à la table de la salle pour commencer.

Si j'ai un modèle, c'est plus facile, il suffit de suivre les explications, si je n'en n'ai pas, il faut réféléchir un peu avant de démarrer. C'est encore plus excitant parce qu'on n'a pas la photo du pull, on l'imagine juste dans sa tête et on ne sait pas si on va faire quelque chose de bien ou pas.

Après, on a commencé, ce n'est plus pareil, cela devient un travail de longue haleine, on le finit ou on ne le finit pas, il y en a souvent qui finissent au fond d'un placard avec juste un dos et une manche : pauvres pulls...

Parfois, je vais quand-même jusqu'au bout, mais c'est souvent frustrant, parce que ce n'est jamais parfait, il y a toujours un petit détail qui cloche au montage.

Et donc, ce n'est pas sûr qu'on le mette souvent...

Ce n'est pas grave, il nous aura fait vivre de bons moments, ce pull et certains nous ont laissés des souvenirs de fou-rires interminables comme cette robe au tricot qui une fois portée, me faisait un profil de clocharde en goguette...

Ah, ces tricots ! Ne parlons pas des pulls irlandais aux points hyper-compliqués où il faut être très attentive pour ne pas se tromper. Là, il faut s'accrocher, mais cela donne une fierté quand c'est réussi ! Je faisais partie des happy few qui savent faire... Pas si happy, d'ailleurs, parce que c'était plutôt ringard, le tricot quand j'étais plus jeune. Maintenant, c'est furieusement tendance, alors tout le monde apprend et se réunit dans des ateliers : pourquoi pas, c'est plutôt sympa, le tricot qui rassemble les gens !

Moi, en tous cas, je lui suis reconnaissante de m'avoir apporté tous ces souvenirs et toutes ces joies !


 


Par fanfan - Publié dans : chroniques
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Jeudi 10 août 2006 4 10 /08 /Août /2006 10:29

Le grand oiseau blanc


Jimmy habite au bord de la mer et souvent après l'école, il va jouer à la plage avec ses copains.

Il s'amuse bien avec eux mais généralement, au bout d'un moment, il les trouve trop excités. Alors, il les laisse et il s'éloigne d'eux en direction des falaises.

Et là, depuis quelques jours, c'est toujours la même scène qui se répète : il s'assied sur un rocher, il regarde la mer sans penser à grand chose et soudain, il voit arriver le grand oiseau blanc qui s'approche de lui et tournoie au-dessus de sa tête. Il reste là quelque temps, puis il va se poser sur un rocher près de la falaise, il regarde Jimmy : alors Jimmy se lève et essaie de s'approcher de lui, mais il s'envole et disparaît au loin.

Jimmy a l'impression que l'oiseau veut lui dire quelque chose mais il ne peut pas le savoir s'il ne le laisse pas s'approcher !

Il en parle à son copain Simon et le mercredi suivant, ils décident d'y aller tous les deux.

Ils s'assoient sur le rocher, ils restent sans bouger mais pas d'oiseau en vue. Ils sont très déçus et le copain de Jimmy ne croit pas trop à son histoire. Il va même la raconter à ses copains qui les accompagnent à la plage et maintenant, tout le monde se moque de Jimmy et de son grand oiseau bleu !

Jimmy n'ose plus s'éloigner tout seul parce qu'il y en a toujours un pour l'interpeller et lui lancer une petite phrase du genre : « Alors, on va retrouver son oiseau fantôme ? » qui fait rire tout le monde et Jimmy ne sait plus où se mettre.

Il ne va plus sur son rocher mais il continue à penser à son oiseau bleu, c'est même une obsession et il a du mal à s'amuser tant il préfèrerait aller le retrouver.

Un jour, il pleut, personne ne sort, Jimmy met son Kway et sort sans rien demander à sa maman sous la pluie.

Il ne fait vraiment pas beau mais c'est plus fort que lui : il faut qu'il y aille !

Tant bien que mal, en bravant le vent et l'averse, il arrive jusqu'à son rocher, la mer est mauvaise et elle fait un bruit d'enfer.

Il n'est pas très rassuré mais comme il est très concentré sur son idée de voir l'oiseau, il reste là, à attendre.

Il se dit qu'avec le vent, l'oiseau ne pourra pas venir, et que l'oiseau l'aura oublié. Il commence à douter de le revoir.

Et puis, soudain, le ciel s'ouvre devant lui, il s'éclaire et le voilà !

Le bel oiseau est venu ! Il a du mal à tourner autour de sa tête, aussi, il se pose près de Jimmy, à l'abri derrière le rocher le plus proche. Il regarde Jimmy qui a le coeur qui bat : il est à la fois heureux de le revoir et inquiet de ce qui va se passer.

  • - Je viens de la part de ton grand-père. C'est l'oiseau qui parle et Jimmy en est comme pétrifié.

  • Il voudrait te transmettre un message. Il voudrait te dire qu'il t'aime énormément, qu'il n'a pas eu le temps de te le dire mais que tu peux compter sur lui et qu'il veille sur toi.

    Jimmy ne sait que dire, il essaie de comprendre.

  • En effet, son grand-père est mort il y a quelques mois, il a été malade et puis il a disparu très rapidement, Jimmy n'a pas eu le temps de le voir . C'est vrai qu'il était très triste et qu'il n'a pas compris comment son grand-père qu'il aimait tant avait pu l'abandonner comme ça, sans rien dire. Jimmy n'avait pas compris, et c'est sans soute pourquoi il préférait souvent être seul qu'avec ses amis.

  • Mais voilà que ce grand oiseau bleu était venu et qu'il lui parlait de son grand-père !

  • - Tu l'as vu ? Demande Jimmy.

  • - Oui, répond l'oiseau, il va bien, il ne peut pas venir te voir mais il m'a demandé de devenir ton ami pour que tu ne te sentes plus tout seul. Tu veux bien que nous soyons amis ?

  • - Oh oui, répond Jimmy, qui commence à retrouver ses esprits.

  • Alors, retourne chez toi, maintenant, sinon ta mère va s'inquiéter et n'oublie pas, quand tu as besoin d'aide, je suis là, et ton grand-père avec moi, tu peux venir me voir ou m'appeler dans ton coeur.

  • - Merci, grand oiseau bleu, je viendrai souvent te voir !

  • - Alors, à très bientôt ! Je vais raconter notre rencontre à ton grand-père.

  • - Au revoir, l'oiseau !

  • Quand Jimmy rentra chez lui, il n'était plus le même : il redevint le petit garçon joyeux et plein d'entrain qu'il était avant mais personne ne sut son secret : il le garda pour lui, afin que nul ne se moque plus de lui !



Par fanfan - Publié dans : histoire fiction
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